dimanche 8 janvier 2017

Bernard Van Orley et Marie de Hongrie


Les rapports entre Marie de Hongrie et le peintre Bernard Van Orley

                                                                                                                                             Alain Graux
Bernard Van Orley, peintre et décorateur naquit à Bruxelles vers 1480 et y décéda en 1541. Artiste officiel au style de transition, il fut auteur de retables, de portraits, de cartons pour des vitraux et des tapisseries dont les plus connues sont les chasses de Maximilien, aujourd’hui au Louvre.
Peintre officiel de la cour de Marguerite d’Autriche (1480-1530), qui à la mort de cette dernière se mit au service de sa nièce Marie de Hongrie, gouvernante des Pays-Bas.
On peut juger du grand nombre de tableaux qu’elle lui commanda par l’énumération de ceux qu’il exécuta pour elle de 1533 à 1535 et qui furent payés en cette dernière année par le trésorier Jean De Ghyn :
  • Un portrait de la reine, grand de deux pieds carrés, fait en février 1532-1533, au prix de 13 livres.
  • Trois autres peintures, faites au mois de juillet suivant, du prix de 39 livres.
  • Les portraits de l’empereur Charles, du roi des Romains (Ferdinand Ier), de la reine sa femme, et d’une Melle Lucrèce, du prix de 52 livres.
  • Deux portraits de feu Louis, roi de Hongrie et deux de la reine Marie, du prix de 52 livres.
  • Un portrait du roi Louis de Hongrie, de grandeur naturelle, du prix de 28 livres.
  • Un portrait de sa nièce, Christine de Danemark, épouse de François-Marie Sforza, duc de Milan, en grandeur naturelle, du prix de 30 livres.
  • Un portrait d’Antoine de Croÿ, seigneur de Sempy, du prix de 13 livres.
  • Un portrait du roi Louis, du prix de 13 livres.
                                                               Louis II de Hongrie

Soit en tout 14 tableaux pour un ensemble de 240 livres.
De même que sa tante, Marguerite d’Autriche, la reine Marie, contribua à répandre la réputation de Bernard Van Orley et d’en distribuer ses œuvres. Ainsi elle distribua à la comtesse de Salm, le premier de ses tableaux cité plus haut, à Mademoiselle Lucrèce son propre portrait et les trois autres exécutés en même temps. Au comte palatin, Frédéric de Bavière, qui aspira à la main de la reine, le portrait du roi louis cité en dernier lieu.
Il fit les dessins des deux splendides verrières du transept de la cathédrale Saint-Gudule à Bruxelles effectués et placés en 1537.
La première représente Charles-Quint et son épouse, l’autre représente le roi Louis de Hongrie et sa femme Marie. Il put achever un troisième vitrail où l’on voit le roi de France François Ier et sa seconde épouse Eléonore d’Autriche accompagnés de leurs saints patrons, François d’Assise et sainte Eléonore.



     

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